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Prénom Nathy et Ade
Age 25
But du voyage WH Visa
Date de départ 19/02/2008
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Durée du séjour 1 an
Nationalité France
Description
Il était une fois dans le Sud sauvage et inhospitalier, les Koala Dundee Sisters partirent à la découverte du grand continent rouge...
Note: 4,9/5 - 560 vote(s).

Pays visité(s) :

Tous
France (Carte)
Australie (Carte)

A l'assaut de la capitale!

 06-01-2009 -  Australie

Intriguées par le fonctionnement d’un état fédéral depuis des mois, nous avons profité de notre séjour dans la capitale pour mettre à jour nos connaissances dans les domaines de la politique et de l’administration du pays. Parce qu’il faut quand même bien le dire, Canberra n’est pas une merveille architecturale et ses bâtiments historiques datent au mieux des années 20. Quant-au parlement, il nous met carrément trois années dans la vue, sa mise en service date de 1986…

Mais il était néanmoins intéressant de se promener dans ses rues, perdre notre déjà maigre sens de l’orientation dans son plan en cercles et non en damier, et parcourir les grands espaces verts séparant les bâtiments officiels.

Canberra est sans nul doute une ville administrative, construite dans le seul but de servir de support aux différents bâtiments officiels sans se mêler à la dispute féroce entre Sydney et Melbourne. Il y a pourtant de la vie à Canberra. Bon, d’accord, le premier soir, tout ce qu’on a pu trouver, c’était un minuscule Mc Donald, des dizaines de policiers et un trafic monstre. Pas de quoi se forger de mémorables souvenirs !

Mais c’était sans compter sur notre carrosse, la magnifique Toyota Aurion Sportivo (s’il vous plaît !!) et la technique de lecture de carte de plus en plus précise (à 2 rues près) de Nathalie.

Premier jour de notre exil donc, nous profitons, une fois n’est pas coutume, du beau soleil, pour sortir de la ville et aller confronter notre petite sportive aux virages du Namadgi National Park. Mais avant toutes choses, c’est l’heure du café ! Souriantes, détendues, bavardes, nous nous installons confortablement dans les sofas d’un café chic. Comme tous les matins, je commande mon capuccino. Pour Nathalie ce sera son péché mignon : le café latté. On papote ainsi pendant près d’une heure puis, nous sortons retrouver la voiture après avoir élaboré le plan compliqué de nos visites du jour. Ce n’est qu’environ une heure plus tard que Nathalie va me lancer un regard horrifié : « Oups !! On n’a pas payé les cafés ! ». Fou rire, non seulement on était de pauvres backpackers en marge de la société, mais nous voilà délinquantes ! On va désormais éviter consciencieusement de repasser par cette rue…

Nous quittons ensuite la capitale. Inutile de préciser que la sensation de conduite est absolument divine. Lors de la remise des clefs, le monsieur nous avait prévenues : « attention, vous allez avoir une surprise en voyant la voiture, prenez des photos ! ». Excellente surprise effectivement que de voir cette petite merveille réagir sur le parking lorsque j’ai appuyé sur la clef. Incroyable, c’est bien la notre ! Seul regret, la boite automatique qui enlève un peu le côté jouissif de la conduite en montagne.

Les paysages défilent et sont très différents de ceux auxquels nous étions habituées en Australie : ici, pas de mornes plaines rouges et sèches, ce sont des montagnes, des prairies et des forêts d’eucalyptus. On erre au gré de nos envies, nous arrêtant pour photographier le paysage, ici une cascade, là un barrage et son lac. Au détour d’un virage, on aperçoit un émeu qui traverse lentement, pas le moins du monde importuné par l’arrivée de Toyota Aurion. Autour de nous, quelques kangourous. On est tellement habituées à leur présence dans le paysage qu’on ne se rue plus sur notre appareil photo dès qu’ils croisent notre chemin. Et les mignons petits touristes japonais et allemands qui ne jurent que par leur flash nous font gentiment sourire…

Petite pensée pour mon papounet lorsqu’au détour d’un virage, on voit un minuscule panneau indiquant une route secondaire « Canberra deep space  communication complex ». Après quelques kilomètres au milieu des pâtures, nous voyons apparaître une gigantesque antenne de radioastronomie et ses dépendances. J’en reste bouche bée alors que Nathalie me pousse gentiment vers le petit musée adjacent. Le centre, très actif et reconnu pour son travail dans le monde entier, se trouvait juste là, à quelques kilomètres de la ville, au creux d’une petite vallée et absolument pas indiqué dans notre guide de la région. C’est la première fois que mon précieux Lonely Planet me trompe ! Nous passons une petite heure à visiter le musée, je suis intarissable, pauvre Nathalie qui écoute patiemment mon discours enthousiaste. Finalement, le gardien va nous pousser gentiment vers la sortie en éteignant les lumières derrière nous alors que l’heure de fermeture est dépassé de quinze minutes. Je bombarde de photos !

Second jour, visite de la capitale. On se congratule d’avoir opté pour une voiture. Le centre-ville est très étendu de chaque côté d’un joli lac artificiel. Et la ville est surplombée par la hampe de 80 mètres soutenant un drapeau aussi long qu’un autobus. Ce dôme herbeux est en fait le toit du parlement, 22kms de couloirs et des salles à colonnes immenses enterrés sous la colline. Et le parlement se visite. Gratuitement. On peut ainsi entrer dans la chambre des députés, verte, puis celle du sénat, rouge. Et pendant une heure, notre guide tente de nous faire toucher du doigt le fonctionnement politique de l’Australie, plus tout à fait britannique, pas vraiment américaine, unique.

Toute la journée, nous enchainons les visites des bâtiments publics. Le quartier des ambassades est très intéressant et c’est avec un peu d’émotion que Nathalie a couru photographier un petit bout de France.

Le soir, épuisée, nous rendons la voiture. Je m’accroche au volant tant que je peux mais déjà le monsieur de l’agence de location me tient la portière. Il faut que je descende pour éviter un esclandre. A regret, et très lentement, je lui laisse ma place au volant, m’éloignant ensuite sans me retourner avec le c½ur gros. Quand nous serons grandes, nous aurons une Toyota !

Nous prenons nos quartiers au YHA de Canberra, une immense auberge de jeunesse pour backpackers riches. On n’avait jamais essayé les YHA, trouvant toujours les prix de cette chaine d’hôtels trop chers mais cette fois-ci, on n’a pas fait la fine bouche devant le manque de lits en ville. Finalement, nous sommes déçues d’avoir payé si cher notre lit pour si peu de services. Tout est payant, d’internet au stockage de valises. D’accord, il y a piscine, spa et sauna gratuits mais le temps qu’on s’en rende compte, il est trop tard, il faut déjà partir…

Enfin, le YHA nous aura quand même permis de retrouver dans de grandes effusions et grands cris notre copine Lisa de Port Douglas. Il se trouve qu’elle est au même étage que nous, deux chambres plus loin et qu’elle prend le même bus de nuit pour Melbourne ! Canberra, le « lieu de rencontre » en langue aborigène, a joué son rôle.

Dernier jour, on achève notre petit tour de la ville. Quelques musées à voir encore. On paye notre café cette fois-ci, et il est déjà temps de faire nos valises. Encore une nuit dans un bus inconfortable et nous serons à Melbourne. De là, nous prendrons un avion pour rejoindre la tant attendue Tasmanie !

 

Le koala d’une aventure à l’autre mais qui commence à fatiguer,

Adeline


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Bienvenue à Sydney un lendemain de 1er de l’an.

 Après avoir emprunté la merveilleuse moquette de Martin et Dorothée, nous essayons de trouver une chambre dans un backpacker pour ne pas abuser de leur générosité. La réponse est toujours la même. Complet. Au moins pour une semaine. Aïe. On imagine certes le pont du Harbour Bridge confortable, mais une seule idée nous vient à l’esprit : « il faut se barrer de là ». Un avion nous attend le 6 janvier à Melbourne pour aller en Tasmanie. Un petit tour des moyens de transports. Complets. Jusqu’au 6.

Pas de panique. Adeline, inspirée par des forces surnaturelles, propose de passer par Canberra. Après tout nous ne sommes passées dans cet état que dans un rapide arrêt toilettes lors de notre premier trajet en bus de nuit Sydney-Melbourne. On ne pouvait pas vraiment affirmer avoir vu la capitale.

Canberra est la capitale d’Australie. Ce n’est pas évident pour tout le monde. 300 000 habitants et construite uniquement pour apaiser les tensions entre Melbourne et Sydney. Nos amis nous demandent ce qu’on va bien faire là.

C’est vrai que Canberra n’est pas vraiment la destination prisée des backpackers. Personne ne réserve jamais pour aller à Canberra. Personne n’y va. Sauf…

Sauf justement au moment où on veut y aller. Un salon de voitures a rameuté tous les fans dans la ville. Quelques vérifications et on découvre que les hôtels sont pleins. Mais nous n’avons pas le choix, nous devons passer par Canberra pour atteindre Melbourne. Alors on prend le bus qui nous amène en territoire de la capitale, sans savoir où on va dormir. A 17h on arrive à la station de bus. Petite vérification elle ferme à 22h30, aucune possibilité d’y dormir. Derrière nous, deux garçons téléphonent à toute une liste d’hôtels. Sans succès. La seule chambre libre est à 170$. Au dessus de nos moyens.

On envisage de squatter un McDonald, mais on n’est même pas sûr qu’il soit ouvert 24h/24. Heureusement Canberra reste une grande ville avec un aéroport international … ouvert. On trouve un gentil chauffeur de bus qui nous y amène gratuitement. Là on loue une voiture, dont Adeline se fera le plaisir de vous faire la description. Voiture qui nous servira de maison pendant deux jours avant de retrouver un bon lit.

Comme quoi, il y a toujours une solution. (Merci Mickaël pour l’idée de la voiture)

Nathalie, le petit koala détendu grâce à l’eucalyptus. Ouf.


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Bonne année 2009 !

 06-01-2009 -  Australie

Tout d’abord, très bonne année à tous nos lecteurs, ceux qui suivent fidèlement nos aventures et ceux qui tombent par hasard sur nos pages (on sait qu’il y en a !). Tous nos v½ux de bonheur, de santé, d’amour et de folles aventures (évitez les zoos).

Les KDS sont entrées dans la nouvelle année sous les feux illuminant le Harbour Bridge de Sydney, serrées comme des sardines dans une foule d’un million et demi de personnes amassées sur les quais du port. Et avec un terrible mal aux pieds d’avoir attendu deux heures les talons plantés dans un massif de fleurs (oups) ! Mais le spectacle valait les heures de doutes, de spéculations et de transport inconfortable dans un bus bondé pendant 24 heures.

Notre arrivée à Sydney, planifiée de longue date, a pourtant commencé dans la désorganisation la plus totale : pas de logement, encombrées par nos valises, pas glamour pour un sou avec nos cheveux sales et nos vêtements de la veille. « Don’t panic » nous nous sommes dit, enfin, plutot en coréen : « kuk jong na !! », bref, nous n’avons pas cédé au désespoir tout de suite et nous nous sommes mises en quête d’un endroit où stocker nos valises et d’une douche salvatrice. Deux heures plus tard, les deux missions accomplies, commençait l’attente de la longue veillée du nouvel an. Et nos retrouvailles avec notre copine Dorothée ! Echevelée, épuisée par ses douze heures de travail, nous l’avons vue apparaître au coin de la rue. Quel bonheur de la revoir ! Evidemment, entre papotage et préparatifs fébriles de nos tenues de réveillon, nous avons manqué le premier feu d’artifice à neuf heures. Pas de soucis, le spectacle n’en sera que plus remarquable aux douze coups de minuit. Et pour être remarquable, il fut remarquable ! Le pont s’est illuminé de cascades étincelantes, pendant que l’opéra s’embrasait d’un bouquet final à couper le souffle. De partout derrière nous, du sommet des buildings nous environnant, des feux étaient tirés simultanément et la foule accompagnait chaque explosion de grands « hooo » et « ha » et d’applaudissements enthousiastes. Sur la baie, on pouvait apercevoir des dizaines de navires illuminés, du simple yacht au fameux trois mats.

Le spectacle pas plutôt terminé commençait notre challenge du jour : sortir de la foule avançant au coude à coude, quitter Circular Quay et se rendre dans l’heure à Darling Harbour à travers les rues encombrées. On s’accroche toutes les trois pour ne pas se perdre. Et on marche, on marche avec nos pieds enflés par la chaleur et l’attente en station debout, avec de grosses ampoules formées sur nos petits petons désormais mieux habitués à la tong qu’à la chaussure fermée. Mais nous avons réussi et à l’heure dite, nous étions sur les quais de Darling Harbour, reposant enfin notre souffrance sur un banc tandis que le haut du corps continue de se mouvoir au rythme de la musique. Et si nous avons enduré tout ça, c’est pour pouvoir embarquer sur un sympathique bateau qui va nous faire faire une petite croisière jusqu’aux premières lueurs du jour sur la baie de Sydney.

A bord, trois étages, deux pistes de danse. L’ambiance techno house brésilienne version australiens bourrés n’est pas vraiment ce que l’on aurait choisi mais la vue de la baie est magnifique. On passe sous le Harbour Bridge, devant l’opéra. Le bateau avance lentement et on prend le frais sur le pont (enfin, on fuit la musique), un verre de champagne à la main. Oui, bon d’accord, c’était du mousseux. Australien. Et dans un verre en plastique. Mais l’intention y était…

Lorsque la température extérieure est descendue trop bas, on s’est décidé à aller danser. La techno brésilienne fait un peu peur mais le plus effrayant était la vingtaine de brésiliens qui chantaient tous les refrains par c½ur.

Aux premières lueurs du jour, tout le monde s’est retrouvé sur le pont pour mitrailler de photos. Sauf bien sur les gens trop saoul pour se rendre compte qu’il se passait quelque chose et les clubbers infatigables qui n’auraient pas abandonné la piste de danse pour rien au monde, suivant le lever du soleil par les vitres, entre deux mouvements sophistiqués. Mais nous, on était là, sur la proue du bateau, le vent dans les cheveux. Bon, je n’ai pas de photos de ce moment inoubliable, je n’ai même pas essayé d’en prendre, connaissant les performances pitoyables de mon appareil.

Et voilà, le jour s’est levé sur 2009 et nous avons passé la journée suivante en compagnie de Dorothée et Martin qui nous ont très gentiment prêté un bout de moquette pour dormir. Revoir Sydney a été comme rentrer à la maison. Mais déjà, notre passage éclair s’achève et le gros bus rouge de Greyhound nous attend pour nous amener vers la suite de nos aventures. Allez, plus qu’un mois et demi à tenir, on est bientôt à la maison.

 

Le koala 2009,

Adeline

 

 


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Menu de Noël par les s½urs koala

 29-12-2008 -  Australie

 

 

Les australiens font le réveillon à la pizzeria alors les KDS font de la résistance. Plan de bataille :

 

Apéritif

Kir Royal au pomelo

Mise en bouche au saumon fumé

 

Entrées

Salade d’oranges aux oignons, recette Mamie Manou

Consommé de légumes et ses cheveux d’ange

 

Plats principaux

Ratatouille du terroir et ses légumes braisés

Ballotins de crêpes aux saveurs de la mer et asperges

Côtelettes d’agneau rehaussées d’une purée de carottes

 

Desserts

Plateau de fruits exotiques

Riz au lait aux abricots confits

Crêpes suzettes et leur vanille glacée

 

Vin chaud


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Vacances de Noël

 29-12-2008 -  Australie

Tout le monde prend des vacances à Noël et après nos deux journées de travail intensives dans les vignes de Roger, nous nous sommes dit que quelques vacances amplement méritées nous feraient du bien à nous aussi… Et quel meilleur endroit pour se reposer que la magnifique Kangaroo Island ! Quelle chance d’être là, sur une île magnifique, enfin inondée de soleil… Sans travail, sans voiture, sans téléphone portable et sans internet.

Bref, rien à faire d’autre qu’errer dans le salon du backpacker de Bob. Alors, on essaie de profiter de nos vacances imposées. On fait un peu connaissance avec les autres pensionnaires mais ce sont pour la plupart des gens de passage qui disparaissent après une ou deux nuits. On lit beaucoup, on prend des pauses café interminables sur la terrasse, on fait la vaisselle pour Bob, on étend le linge. Dans la bibliothèque, on a découvert des puzzles et c’est devenu notre activité principale de l’après-midi, au grand dam de Rio qui ne comprend pas qu’on puisse passer plusieurs heures assises à assembler des bouts de carton. On fait aussi quelques jeux, notamment des parties endiablées de Trivial Poursuit, en français. On connaît par c½ur les questions mais c’est tellement plus drôle quand c’est Rio qui lit ! Il a fait des progrès extraordinaires en français et même s’il ne comprend rien à ce qu’il lit, on comprend plutôt bien les questions qu’il nous pose. Dans le même temps, on prend des cours de langue et culture coréenne. On est des élèves un peu indisciplinées mais studieuses et curieuses. Et notre professeur est d’une grande patience (et nous apprend à nous insulter entre nous, mais en coréen : « jonna joung na !! »).

Parfois, on met quand même le nez dehors, pour humer l’air marin. On sort acheter une pizza ou une carte de téléphone. Mais on revient toujours bien vite dans notre petite bulle. Oui, en Australie, on peut aussi passer le temps à ne rien faire…

Et puis Noël est arrivé. Drôle de sensation que d’être en manches courtes et en tongs et de préparer les fêtes. Ça un goût d’irréel et on pense bien fort à nos familles et amis, drapés dans leur manteaux, courant partout pour des cadeaux de dernière minute.

Ici, on a beau voir passer toute la journée des gens et des enfants portant un bonnet de noël, on ne réalise toujours pas que nous sommes en décembre et que pour nous, cette année, pas de foie gras, de réunion de famille et d’ouvertures fébriles de cadeaux. Alors pour se sentir un peu plus comme à la maison, nous décidons de parer le backpacker de Bob d’un habit de Noël : guirlandes en crépon et sapin en papier, qu’on va installer le soir du réveillon, en mission spéciale et tenue camouflage (voir photos).

Et puis, on s’est mises spécialement à la cuisine, concoctant pour notre ami coréen un repas dont nos mamans pourraient être fières : trois entrées, trois plats, trois desserts, il faut au moins ça. Et avec les moyens du bord s’il vous plait : variété limitée des ingrédients, budget serré (on y a mis toute la paye de Roger), four qui crame dessus mais ne cuit pas en dessous, réquisition de la zone cuisine par les autres résidents qui ce jour-là semblaient squatter notre lieu de vie, habituellement désert. Entre deux chinois, un couple anglo-saxon et un taiwanais, on a quand même réussi à cuisiner, servir et consommer ce délicieux repas sur un peu plus de 10 heures de temps. On avait bien mérité une petite promenade digestive au crépuscule !

Il est à noter également le talent sans pareille de Nathalie, sans qui ma vie serait bien triste, qui a faillit cramer l’auberge de jeunesse dans une tentative de flambage de vin chaud. Les alarmes incendies sont très bruyantes et fonctionnent parfaitement si ça peut rassurer les mamans. Le problème est de savoir les déconnecter avant de rameuter tout le quartier…et Bob. Mais c’est merveilleux pour créer un lien social et international où chaque nationalité va travailler main dans la main avec son prochain pour parvenir ensemble à un même but : faire cesser ce boucan. C’est beau ! Finalement, je suis montée sur la table pour appuyer sur un bouton pendant qu’un petit indien faisait pareil sur l’autre détecteur. Le tout sous le regard et les effusions de conseil des allemands, australiens, anglais, indiens, coréen et français présents. On a sauvé le backpacker et Nathalie a sauvé le vin chaud. Leçon apprise : le vin australien produit une flamme énorme quand flambé. A noter pour l’avenir.

Pour l’ouverture des cadeaux, Nathalie a été ferme : c’est le 25 au matin, pas avant. Et pour me narguer un peu plus, elle a osé mettre sous mon nez pendant 24 heures une jolie poche avec ce message : « si tu m’ouvres avant le 25 au matin, je te mords ! » Devant la menace à peine voilée, je me suis tenue sage, lorgnant du coin de l’½il l’emballage blanc posé au pied du lit… Pour la punir de cette injuste torture mentale qu’elle m’a fait subir, une entité supérieure a mis sur ma route un génial magazine avec une carte du ciel austral, des articles sur l’actualité de l’astronomie et les éphémérides du mois de janvier. Je n’achète jamais de magazines depuis que je suis en Australie, pourtant, ce jour là, quelques heures avant le réveillon, en faisant mes derniers achats (une bouteille de vin), je me suis laissé séduire. « Bôa, c’est Noël, je vais me faire un cadeau de moi à moi » pensai-je. Et me voilà rentrant au backpacker toute fière de ma trouvaille, pensant que Nathalie trouverait sympathique l’idée d’une veillée aux étoiles pour un réveillon de Noël. Mais là, consternation, son visage se décompose lorsqu’elle voit le magazine dans ma main et d’un air dégouté m’annonce que je viens d’acheter mon cadeau. Oups !!!

Voilà un peu comment s’est passée notre dernière semaine d’isolation sur Kangaroo Island. Nous avons à présent retrouvé la civilisation (internet, c’est merveilleux !!) dans la jolie ville d’Adélaïde et nous prenons le bus demain matin de bonne heure pour rejoindre nos copains à Sydney.

 

Le koala lutin de Noël,

Adeline


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…Et les KDS sont de retour dans les petits boulots de ferme !

 

 

Le blog n’a pas été abandonné !

Après notre petite virée de deux jours en compagnie de Rio, nous nous sommes installées comme résidentes du Central Backpacker de Kingscote. Nous avons notre propre chambre, avec certes quatre lits mais ils sont rarement occupés. Si on fait exception d’une espagnole, adorable, mais bruyante et ronfleuse, nous avons été seules dans cette jolie chambre depuis le début. Alors, on a beaucoup étalé nos affaires et investit ce petit miracle trop souvent absent des auberges de jeunesse : le placard !

Les gens restent peu longtemps ici, une, parfois deux nuits, et on voit défiler les nationalités sans vraiment développer d’affinités. Rio travaille le soir alors on lit beaucoup ou on écoute de la musique. Lorsqu’il est de repos, on trimballe nos oreillers, nos couvertures, du chocolat et des oranges pour aller regarder un film dans sa chambre.

Les journées sont consacrées à une recherche active d’un futur sans souci. Autrement dit, on passe notre temps enfermées dans la bibliothèque pour organiser notre séjour en Tasmanie au mois de janvier. On sait néanmoins qu’en Australie, il ne faut pas faire de plans, ça capote toujours. Pourtant, on s’y acharne ! Les choses avancent bien et on commence à avoir quelques contacts.

La première semaine est ainsi passée très vite. Mais si c’est bien de penser au futur, il faut aussi penser au présent, et surtout à la redoutable question « qu’est-ce qu’on va manger ce soir ? ». Suivi de la désolante constatation : « J’en sais rien, le frigo est vide, il faut aller faire trois courses. Tu n’as pas quelques pièces au fond du sac ? »

Avec un dollar, tu achètes 500g de pates, que tu peux accommoder avec du ketchup et, si tu veux faire une folie, tu râpes un peu de cheddar dessus…Hé oui, lamentable. Surtout qu’on a beau faire nos fonds de poche maintenant, les pièces d’un dollar se font rares.

Et comme on en a marre des pates au ketchup, on s’est mises en quête d’un petit boulot mais les opportunités sont assez restreintes à Kingscote. Pourtant, la suite va démontrer que dans la vie, le chouinage finit par payer.

En Australie, si tu cherches un boulot, ne consulte pas les petites annonces. Non, tu chouines auprès des locaux. Au bout d’un certain temps, tu vas en voir un, avec son allure débonnaire, chapeau vissé sur la tête et chemise à carreau, te répondre : « no worries mate, I gat a job for ya », traduction « te fais pas de bile, mon pote, j’ai un boulot pour toi ». Après lui avoir fait répété trois fois, avoir tenté de négocier le salaire, on arrive finalement à un accord et on peut commencer notre nouveau travail ! Là bien sûr, je caricature un peu, ils ne portent pas tous le chapeau de cowboy en peau de kangourou et la chemise à carreau. Enfin, pas tous les jours. Pour le discours et l’accent, ça donne à peu près ça 99% du temps.

Ce qui s’est passé pour nous, c’est que nous avons chouiné auprès de Bob, le propriétaire du backpacker (dont je suis devenu le négociateur bilingue de crise dans une affaire très glauque de réservation de chambres). Et il se trouve que son pote Roger, vigneron, a besoin d’un petit coup de main dans ses vignes.

Roger a besoin de deux garçons costauds… Bob lui a envoyé deux filles et un coréen. Qu’à cela ne tienne, Roger n’a que nous et nous embauche sur le champ.

Notre travail est simple : il faut marcher dans les allées et couper les branchouillettes qui dépassent des troncs de ses pieds de vigne. Rio installe des fils de fer, rien qui ne nécessite vraiment d’être un adepte de la musclette. C’est pas vraiment excitant et pas vraiment bien payé. Mais, on ne va pas se plaindre, après on va dire que les français ne sont jamais contents ! Il y a deux ou trois jours de travail, de quoi se cuisiner un bon repas de Noël et peut-être même assez pour reprendre le ferry pour rejoindre le continent. Wouhou !! Que demande le peuple ?

 

Le koala dans la vigne jusqu’au cou,

Adeline

           

 

 


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Kangaroo Island vue par "Paint"

 18-12-2008 -  Australie
Quand on n'a pas de soleil ... on a de l'imagination.

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Soleil timide et petits pingouins

 16-12-2008 -  Australie

Second jour de notre aventure, un rayon de soleil me fait cligner des yeux. J’ose à peine y croire : j’aperçois un bout de ciel bleu ! Tout petit, certes, mais j’ai espoir qu’il présage le retour du beau temps et, enfin, des températures de saison. J’en ai marre d’avoir toujours froid et le nez qui coule en Australie !

En même temps, la température met en contexte pour observer les créatures du bord de mer : phoques, lions de mer et pingouins. Ces habitants permanents de l’île pêchent dans l’eau glacée de l’Océan Antarctique et occupent les plages en formant de vastes colonies, à l’odeur assez forte.

Nathalie ne lâche pas sa caméra et je fais des commentaires scientifiques élaborés : « ho NON, c’est trop MIGNON !! », « Houhou, c’est adorable », « boulà, j’aime trop trop les bébés pingouins, j’en veux un pour chez moi!! »…Enfin, ce genre de phrases spontanées et très utiles…En même temps, c’est vrai, c’est trop joli un bébé pingouin ! Hélas, pas de photos étant donné que la visite s’effectue de nuit.

On finit notre tour de l’île, sourire aux lèvres et pleins d’amour soudain pour le monde entier. Non mais quelle déchéance ! C’est avec un peu de honte de ressentir autant d’émotions positives que nous rentrons au backpacker, retrouver un bon lit et une douche chaude. Bob est d’accord pour qu’on reste jusqu’à Noël. Je pense que ce sera très sympa, d’autant que maintenant, il fait très beau.

 

Le koala en communion avec la Nature,

Adeline


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La pluie n'importune pas les koalas

 16-12-2008 -  Australie

De bonne heure et de bonne humeur, nous quittons Adélaïde pour rejoindre Kangaroo Island. Le bus descend la péninsule de Fleurieu alors que le jour se lève, révélant un paysage tout en nuances de gris. Il ne fait pas beau en Australie du Sud ce matin. Nous restons pourtant optimistes : à nos pieds, des tongs, sur nos épaules, un simple débardeur sans manches. A Cape Jervis, nous embarquons à bord du ferry. Premières gouttes de pluie, le bas de mon pantalon commence à prendre l’eau. Je garde les tongs et le sourire. Nous sommes presque en été maintenant, ça ne va pas durer.

La traversée vers l’Ile aurait pourtant dû nous alerter : le temps est vraiment exécrable et ça ne va pas en s’arrangeant. Par les grandes vitres battues par la pluie, on peut voir une mer sombre, agitée et un brouillard dense. Le bateau trace sa route à travers les vagues, oscillant de droite à gauche, de haut en bas. Nathalie perd ses couleurs et j’avoue que la petite pâtisserie grasse et trop sucrée qui accompagne mon café perd soudain de son attrait. Au-dessus de nous, un écran diffuse des images paradisiaques vantant les beautés de l’île. Contraste saisissant avec le paysage dramatique que nous voyons à l’extérieur. Ils se sont sûrement trompés de cassette, ça ne peut pas être le même endroit!

Nous débarquons enfin, légèrement nauséeuses et il nous faut courir partout récupérer nos valises et trouver le bus qui doit nous mener à Kingscote, la « capitale ». Mon pantalon est définitivement trempé et dans leurs tongs, mes orteils sont complètement gelés. « Drôle de temps. » nous dit le chauffeur en fourrant rapidement nos sacs au fond de la remorque. « Il n’a pas plu à cette époque de l’année depuis 7 ans. » Regard vers Nathalie, cette fois, c’est sûr, on traine la pouasse !

Kingscote est une localité minuscule en bord de mer. C’est ce qu’on peut voir sur la carte. Dans la réalité, avec une visibilité réduite à trois mètres, c’est moins évident et on présume que la masse grise, au fond, c’est l’océan.

Le sourire de notre ami Rio va nous redonner du baume au c½ur. Comme c’est étrange de se retrouver ! On se tombe dans les bras et on se raconte à grands gestes nos aventures de ces dernières semaines.

Notre backpacker est une adorable petite maison avec un jardin bien entretenu, peu de chambres, une petite cuisine équipée et un salon confortable. Les petits lits de bois et les murs colorés lui donnent une atmosphère de colonie de vacances, assez conviviale.

Le maître des lieux, c’est Bob. La soixantaine tassée, la démarche claudicante et un accent abominable composent le personnage. Son air bourru nous impressionne beaucoup mais il est d’une grande gentillesse. Ce qu’on apprécie, c’est qu’il ne vit pas au backpacker et se contente de passer dans la journée pour un brin de ménage ou de jardinage. Sensation de liberté totale.

Pourtant, pas le temps de flâner ou de paresser, sitôt installées, nous devons nous occuper de notre mission du jour : trouver un moyen de nous rendre le lendemain à l’aéroport.

Petit retour en arrière, trois jours auparavant, Adélaïde. Nous sommes à l’office de tourisme de la ville, assises en face d’un conseiller qui organise pour nous notre séjour sur l’île : réservation des différents bus, ferry, voiture de location. Multiples coups de fil. Il nous annonce que tout est réglé, que notre voiture sera transférée vers Kingscote, ha non, pas en ville à l’agence qui se trouve à dix mètres du backpacker. Non, elle nous attendra à l’aéroport. « A une heure à pied » précise-t-il. On se regarde un peu surprises, puisqu’ils la déplacent pour nous, pourquoi ne nous l’amènent-ils pas en ville ? Notre conseiller hausse les épaules, aussi intrigué que nous. Tant pis, si c’est comme ça, on marchera…en sortant de l’agence, je me jette vers celui qui ne nous a jamais trahies : le guide « Lonely Planet », qui nous apprend que l’aéroport de Kingscote est à dix-huit kilomètres de la ville ! A pied, ce n’est pas une heure de marche, on en a pour la journée !

J’en reviens donc à notre premier jour sur l’île et notre mission : trouver un moyen de nous rendre le lendemain à l’aéroport, sachant qu’il n’y a ici ni taxis ni bus. On croise heureusement Bob dans la rue, ruisselant de pluie et on se permet de lui faire part de notre problème. Bob n’a pas de voiture mais il nous emmène sans hésiter à l’agence de voyage à côté où il explique pour nous la situation. Aussitôt un monsieur de l’agence se propose de nous y emmener le lendemain. Il se trouve que c’est lui qui s’occupe de la location de voitures et ne comprend pas non plus pourquoi personne n’a amené la voiture jusqu’à nous. Mission accomplie, on a un transport, trop facile.

Tout est donc en place pour notre escapade de deux jours à travers les pistes de l’île, ses parcs nationaux et sa fameuse faune sauvage ! Reste à prier pour que la pluie cesse.

Samedi matin, c’est la pluie justement qui me réveille. Ciel couvert, vent, température glaciale. La pire combinaison. On charge quand même la voiture, je garde mes tongs aux pieds et mes manches courtes, à la fois par obstination à croire au retour du beau temps et à la fois parce que de toutes façons, je n’ai rien d’autre, je rappelle que mes pulls sont dans une boîte postale en route pour la France. Rio emporte son maillot de bain. A ce moment là, oui, on y croit encore.

« En Australie, on conduit à gauche ! » me rappelle l’employé de l’agence de location de voitures, en me tendant les clefs de la petite Hyundai Elantra. Je manque de lui répliquer un innocent « Ha bon ?? » mais j’ai peur qu’il nous rajoute des frais d’assurance supplémentaires. On se contente de remercier et de filer.

Et nous voilà donc, bravant les éléments pour entamer une tournée des plus beaux panoramas de l’île. Sur ma brochure, des photos de rêve : côte déchiquetée, falaises abruptes, plages de sable blanc et eau turquoise. Devant nos yeux : un fantastique dégradé de gris. On tente d’imaginer le spectacle avec un magnifique soleil…On se dit que pour les backpackers fauchés que nous sommes, ils ont sûrement créé une version « bas de gamme » de l’île. Le soleil est en option, on n’a pas les moyens…

La pluie rend l’expédition dangereuse et je vais dégringoler de façon très humiliante quelques marches lorsque ma tong va glisser d’un l’escalier en bois. Mon ego a eut plus mal que moi.

Malgré ce petit incident, nous profitons quand même des paysages exceptionnels de l’île et ce premier jour, nous avons rendu visite à une colonie de phoques. On a aperçu quantité de wallabies et de kangourous et enfin, pour la première fois depuis que nous sommes en Australie, les adorables koalas. Roulés en boule dans leur arbre, ils sont assez difficiles à apercevoir (surtout quand tu prends des paquets d’eau par la tête quand tu lèves le regard !). Il est étrange de voir ces grosses boules de poils reposer entre deux branches minuscules, à plusieurs mètres du sol, balancés par le vent et totalement impassibles. Et puis, ya pas à dire, c’est vraiment mignon !

A cinq heures du soir, on atteint le centre d’information de visiteurs du parc national, noyé par des trombes d’eau. Et il vient de fermer ! Et il nous faut un permis pour rentrer dans le parc ! Il est encore tôt et je trépigne devant la porte vitrée. C’est alors qu’une gentille madame passe la tête et nous annonce qu’on n’a pas besoin de payer, on peut même camper si on veut. Incroyable : le spectacle est-il si moche par temps de pluie qu’on nous offre l’entrée ?? Bien au contraire pourtant, le spectacle est grandiose et nous bravons le froid pour admirer de plus près les étranges Remarkables Rocks, les dunes de sable de Little Sahara ou le cap du Couédic.

Lorsque le jour tombe, nous nous engageons sur une piste au c½ur du parc national afin de rejoindre notre aire de camping. La courageuse petite voiture de location cahote dans les ornières, dérape dans la boue, escalade monts et vallées pour nous mener à la pointe ouest de l’île. Le camping est rudimentaire, isolé et désert. On aime. La nuit s’installe sur West Bay et nous dormons là, ravis de cette première journée malgré nos orteils glacés…

Le koala légèrement importuné par la pluie,

Adeline


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Bien arrivées à Kangaroo Island.

 12-12-2008 -  Australie

Après 4h de trajet bus-ferry qui donne le mal de mer-bus nous voilà enfin à destination. C'est dans cette ville, sans couverture de téléphonie mobile, que nous allons passer Noël avec notre ami Rio. Les paysages sont réputés magnifiques, mais comme vous vous en doutez il pleut. Donc ça va du gris clair au gris foncé (air connu). Adeline n'a même pas osé sortir son appareil photo. Il n'y aurait surement pas survécu. Mouillées et grelottantes dans l'état le plus sec du continent le plus sec, on se réfugie au seul backpacker de la ville. Un petit établissement sympathique avec un patron sympathique. Avec les fêtes on trouvera peut-être même un petit boulot. Enfin ce serait chouette. L'isolement de l'île a permis de conserver une faune et une flore remarquable. Ce week-end nous allons essayer de découvrir les pingouins, les otaries et peut être même des koalas!! (l'espoir fait vivre).Sinon il reste les kangourous!

On vous donnera de nos nouvelles un peu plus tard et peut-être même des photos ensoleillées.

Nathalie, le petit koala solidaire du mauvais temps français.

Rajoutez la pluie pour avoir une petite idée du paysage : http://www.tourkangarooisland.com.au/


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Adélaïde

 11-12-2008 -  Australie

Adélaïde

 

La semaine que nous venons de passer à Adélaïde a été si calme et reposante qu’il n’y a rien à écrire ! Pas trop de gents bizarres, pas d'anecdotes humiliantes, tout se passe pour le mieux. La ville est superbe, à taille humaine mais fourmillant d’activité. La nourriture n’est pas chère, les gents ont un accent compréhensible (si, si !) et d’une grande gentillesse. Nous logeons dans un petit backpacker en centre ville, à moitié vide, si bien qu’on se sent comme à la maison en occupant la salle télé. La bibliothèque propose un accès internet gratuit et illimité, les musées sont gratuits.

On a fait un petit tour à Glenelg, la plage d’Adélaïde, pas question de se baigner dans l’eau froide mais l’ambiance petit village de bord de mer fait penser aux vacances sur la cote méditerranéenne. Seule différence déroutante : il y a des sapins de Noël au milieu des palmiers. Bizarre !

Demain matin, on embarque pour Kangaroo Island, à juste une trentaine de kilomètres du continent. On va rejoindre notre ami Rio et pourquoi pas rester là-bas pour les fêtes de Noël.

Un gros bisou à tous

Le koala pas vraiment inspiré,

Adeline


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Mais elles sont où??!!??

 08-12-2008 -  Australie

Une petite carte pour refaire le chemin des dernières semaines.

Nathalie et Adeline, les petits koalas cartographes.


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Un homme, un vrai. Beau, gentil mais un tantinet bourrin. Hugh Jackman dresse le portrait du parfait australien dans ce film de Baz Luhrmann. Le réalisateur délaisse les paillettes de sa « Trilogie du rideau rouge » pour la poussière et la sueur de l’Outback. Son actrice fétiche, Nicole Kidman, joue le rôle d’une anglaise raffinée qui débarque au milieu des cow-boys  de l’hémisphère Sud. Un choc culturel dans lequel nous nous sommes souvent retrouvées.

Baz Luhrmann change de décor mais, pour notre plus grand bonheur, n’en perd pas son style flamboyant. L’Australie version cinémascope dans le Territoire du Nord. Un petit hommage aux vieux westerns de John Ford dans lequel on ne sait plus très bien si les couleurs sont naturelles. Le film intègre l’exhubérance et la fantaisie de « Roméo et Juliette » et de « Moulin Rouge ». Le réalisateur a fait un classique mais pas un film ordinaire. Il est resté enthousiaste et audacieux. Les fans que nous sommes sont sorties soulagées et heureuses du magnifique cinéma rétro de Perth.

Attencion cependant, le style de Lhurman n’est pas évident pour tout le monde. Il faut oublier ses aprioris et retrouver son âme d’enfant. Ce film est muni d’un scénario servi par un point de vue. Soyez en conscient avant de proférer des critiques élaborées du genre du groupe de français derrière nous. Français un tantinet bourrins eux-mêmes. « Mouah je t’aurais foutu Jim Carrey pour remuer tout ça ! ». Si j’avais été sous subtances illicites, je leur aurais probablement retourné deux tartes aux « dumb et dumber ». Mais, hélas, non. Que voulez-vous Nicole Kidman est trop vieille et Hugh Jackman torse nu n’est visiblement pas la tasse de thé.

Si vous arrivez néanmoins à apprécier tout ça vous toucherez du doigt l’atmosphère de ce continent dans ce film créé par des australiens, des vrais.

 

Nathalie, le petit koala qui a toujours rêvé d’écrire un article sur un film et dont Hugh Jackman, torse nu, est la tasse de thé.

(Acquiescements enthousiastes d’Adeline ouiouiouioui.)

 


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L'Indian Pacific

 08-12-2008 -  Australie

Absolument enchantées par notre aventure à bord du Ghan, nous avons voulu étendre notre expérience des transcontinentaux australiens et avons choisi de rallier Adélaïde en train. Et « étendre » est bien le mot puisque nous allons parcourir environ deux mille kilomètres en deux jours et deux nuits.

Notre train, c’est l’Indian-Pacific, du nom des deux océans qu’il relie. Nous parcourons la ligne dans sa partie la plus fascinante, entre Perth et Adélaïde, en ligne droite à travers le désert de la plaine de Nullarbor. Une section rectiligne de rail de 477 kms en fait un record mondial.

Nullarbor est un désert immense, plat et sans arbres. Je suis à bord du train et au moment où j’écris ces mots, je peux voir de ma fenêtre l’immensité de Nullarbor. A perte de vue et en tous sens, un paysage uniformément plat, cette terre incroyablement rouge sur laquelle croissent des buissons de quelques centimètres. Parfois, un bosquet d’arbres rabougris vient égayer la paysage. Dans cette immensité, le ciel devient imposant, omniprésent et aujourd’hui, avec ses gros nuages bas, presque écrasant. Rien ne semble pouvoir vivre ici. Un peu plus tôt dans la matinée, nous avons aperçu un troupeau de vaches. Un passager a pu voir des chameaux, mais il y avait alors encore un peu d’herbe et d’ombre. Depuis environ trois heures, le paysage s’est  fait plus sec, la végétation presque inexistante. Et cette morne vision se prolongera jusqu'aux dernières lueurs du couchant. Nullarbor, c’est l’enfer du désert australien tel que nous l’imaginions, pire encore que le centre rouge du continent. Ici, tout est brûlé et désespérément vide. Le genre de paysage qui peut te rendre fou.

Midi de notre second jour, le train vient de s’arrêter à Cook pour se ravitailler en eau et fuel. Cook est une charmante bourgade de Nullarbor, à 90% abandonnée. Elle est reliée au monde réel par une piste impraticable de plusieurs centaines de kilomètres et par la ligne de chemin de fer. Ville la plus proche : Perth, 1500 Kms. C’est pas une blague. Cook n’apparaît sur aucune carte mais vous pouvez trouver ici un magasin de souvenirs qui vend de vieilles photos jaunies de la ville à son âge d’or. « Ici, 5 habitants, un chat, 20 poulets, quelques dingos et des millions de mouches ! » annonce fièrement la dame au comptoir. Nathalie me lance un regard interrogateur, entre deux gouttes de sueur : « mais pourquoi ces gens vivent-ils ici, pourquoi se faire ça à soi-même ?? ».

Mais déjà la corne de brume qui rappelle les passagers de l’Indian Pacific se fait entendre. Il est temps de remonter à bord si l’on ne veut pas être oubliées là. Evidemment, je ne retrouve plus mon wagon (pour excuse, la longueur du train est de plus de 600 mètres !) et une petite pointe d’angoisse vrille mon estomac alors que je longe les parois métalliques du train. Finalement, à travers une fenêtre, je finis par reconnaître le visage d’une passagère qui nous a abordées un peu plus tôt. Sauvée, mon corps ne sera pas abandonné là aux dingos !

Depuis plus de trente-six heures maintenant, nous voyageons dans le wagon R, places 37 et 38. Nous avons investit tout l’espace disponible : sous les sièges, entre nos pieds, le dossiers des sièges de devant, les racks au-dessus de nos têtes. L’espace est réduit mais nous avons fait de ce petit coin un chez-nous temporaire. Et comme on le dit souvent : « mieux vaut un petit chez-soi qu’un grand chez les autres. Et on aime notre espace. Le souci est qu’il se trouve légèrement amputé à cause de notre drogué de voisin de devant. Sur une clientèle composée à 95% de riches touristes retraités, il a fallu que le sort nous attribue la place derrière le seul junkie du train. Complètement défoncé à une substance encore inconnue, il végète toute la journée dans un semi-coma ponctué de phrases inintelligibles. Et il baisse son fauteuil en position allongée, m’obligeant à recroqueviller mes jambes et m’offrant un point de vue pas très ragoutant sur le sommet de son crane parcouru de cicatrices. Mais au moins, il est calme. Pas comme la petite malaysienne hystérique qui nous a abordée dans le wagon restaurant, au moment du sacro-saint café. Très gentille madame mais souffrant visiblement d’une logorrhée incontrôlable , le tout dans un anglais fortement empreint d’un accent asiatique. Impossible de capter un seul mot de son discours, et impossible de s’enfuir car elle est placée exactement entre la sortie et moi ! Le problème avec les transports en commun, c’est que c’est justement, en commun.

Néanmoins, l’Indian-Pacific, comme son petit frère le Ghan, offre un service irréprochable, un personnel souriant et concerné (notre « Night Manager » s’appelle Gary et c’est la grande classe !). Il y a même une petite voix dans les hauts parleurs de temps en temps qui fait guide touristique et te raconte l’histoire des lieux que tu traverses. J’ai enfin pris ma douche à bord, drôle de sensation mais c’était à tester ! Je soupçonne Nathalie d’avoir encore chapardé quelques serviettes de bain mises à notre disposition. Elle en aura bientôt plus que de pantalons !

Fin d’après-midi, le paysage change : nous quittons la désolation de la plaine de Nullarbor pour un outback plus familier. Encore une nuit et quelques centaines de kilomètres, lentement parcourus et nous arriverons demain matin à Adélaïde. Si tout va bien…

 

Le koala fasciné par la morne plaine, Adeline.


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Le 22 janvier 2008, trois semaines avant notre départ, Heath  Ledger, un acteur originaire  de Perth, est mort d’une overdose de médicaments. Il avait 28 ans et une carrière en plein essor. C’est l’enthousiasme de Lorie pour la chevelure blonde du comédien qui me l’a d’abord fait découvrir. C’était à l’époque le jeune premier du film « Chevalier » dont l’intérêt m’a alors échappé.

Ce n’est que des années plus tard en me faufilant dans une salle obscure pour voir « Brokeback Mountain » que j’ai agréé. Dans les dernières années de sa vie, Heith Ledger a confirmé son talent par la pertinence de ses choix filmiques. Après son décès, les gens du milieu se sont succédés, comme il se doit, pour rendre hommage à son travail. On murmure un oscar posthume entre les lignes des magazines. Pourquoi pas.

C’était trois semaines avant notre départ, il était australien et on l’aimait bien. Alors pourquoi pas. Comme d’autres sur d’autres tombes, j’ai promis à Lorie de mettre une fleur sur celle de l’acteur. Comme sur la fin d’une époque. Pourquoi pas.

Perth donc. Mais où ? Un rapide tour sur Internet nous suffit pour trouver le Karrakatta Cemetery. On apprend aussi qu’il s’est fait incinérer dans la petite ville de Fremantle mais que ses cendres ont été dispersées près de la tombe de ses grands-parents. On devra donc trouvé une simple plaque. On n’en saura pas plus. Le cimetière est localisé et nous sommes optimistes.

C’est parti pour une visite atipyque de la ville, armées d’une boussole et d’un plan… qui ne contient pas le cimetière. 1h30 d’errance en plein soleil plus tard…

Mais d’abord quelques faits sur le Karrakatta Cemetery (découverts par la suite)

-          Construit en 1899

-         1 million de visiteurs par an

-          Le plus gros cimetière de l’état

-          Fin mai 2006 : 195 300 enterrements et 164 700 crémations

-          243 acres

-          1000 enterrements par an

-          Un café et un jardin d’enfants

-          Et … 39 sections ethniques et religieuses !!!

 

… Donc 1h30 d’errance plus tard, nous arrivons à l’une des entrées du parc. On espérait la principale avec peut-être quelques indices sur l’organisation du cimetière. On ne la trouvera jamais.

Le cimetière est grand, trop grand. Et Oh ! Surprise ! Il est classé par religion. Beaucoup de religions. Dont certaines inédites. Anglican, Roman catholique, Advantiste du 7ème jour, Eglise du Christ, Chinois, Grec orthodoxe, Russe orthodoxe, Croatien orthodoxe, Luthérien, Juif…

Première question : Quelle était la religion d’Heath Ledger ? Ou plus précisément de ses grands-parents ?

Voilà un détail non-vérifié. Il ne nous est pas venu à l’idée qu’il pourrait y avoir autant de religions dans un même cimetière. Même par section, le fonctionnement du cimetière reste obscur. Les anglicans sont éparpillés un peu partout, le classement par lettre nous est incompréhensible, les numéros de tombes ne se suivent pas mais se répètent. C’est totalement impossible et au bout de deux heures à essayer de trouver une logique, c’est l’abandon. Cependant il s’agit du plus grand cimetière de Western Australia et il est très différent des nôtres. Alors, on explore le lieu. Depuis les mausolées italiens ostentatoires jusqu’aux minuscules plaques des incinérés, toutes alignées et indifférentiables. Une étrange et unique occasion de parcourir plusieurs cultures. Un petit goût de l’histoire de ceux qui ont fait Perth, qu’ils soient alliés ou pas. Comme une boutade dont la chute serait : « Ils ont finit malgré tout au même endroit ».

Nathalie, le petit koala qui s’est découvert une passion pour l’histoire des cimetières.

PS : Désolé Lorie.

Quelques acteurs australiens

Eric Bana, Russel Crowe, Mel Gibson, Paul Hogan, Anthony La Plagia, Naomi Watts, David Wenham et … Nicole Kidman et Hugh Jackman!


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